L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur

Le conte, L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur, m’a permis de partager un beau moment de lecture avec mon fils Justin qui a 6 ans. De belles illustrations accompagnent une histoire riche en émotions, mais bien dosées. L’histoire qui se déroule dans un camp de réfugiés met à l’avant-plan l’espoir, la générosité et la résilience. Celle du vieux Mayi est impressionnante. Je dois avouer que son parcours m’a touchée, ébranlée. De son côté, mon fils m’a beaucoup questionné sur la guerre, les gens qui la subissent.

Moi aussi j’aime les hommes de Alain Labonté et Simon Boulerice

Dès les premières pages, ce livre m’a prise en otage. Cette correspondance passionnante entre les deux auteurs a capté mon intérêt jusqu’à la fin. J’ai souri, j’ai été émue aussi. La transparence des deux auteurs qui se racontent, qui se confient, est enivrante. Ils livrent des passages de leur adolescence, entre autre sur l’intimidation, des rencontres entre adultes, avec qui ils partagent leurs plaisirs, parfois moins. Ils échangent sur divers sujets d’actualité et nous sommes les espions, ceux qui ont accès à cette correspondance entre deux amis issus de deux générations différentes. Les deux plumes se marient bien, on se laisse porter par leur récit respectif.

Carnet d’un imposteur de Hugo Horiot

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier livre de Hugo Horiot, L’empereur, c’est moi. Ce livre était décrit comme un récit, pourtant j’avais l’impression de lire de la science-fiction. Bien sûr, on me rappelait que c’était la vision d’une personne ayant reçu un diagnostic d’Asperger. Cependant, dans les faits, Hugo Horiot n’a jamais reçu de diagnostic. C’est le roman de sa mère, ainsi qu’une vidéo de quelques minutes tournée par un ami, lorsqu’il était adolescent, qui lui sert de diagnostic. J’ai beaucoup de difficulté avec l’autodiagnostic. Le syndrome d’Asperger est complexe et est fréquemment confondu avec d’autres diagnostics.

Je veux une maison faite de sorties de secours sous la direction de Claudia Larochelle

Je suis très admirative de l’œuvre de Nelly Arcan. J’ai même fait une relecture complète de ses livres l’an dernier. L’annonce de la sortie du film Nelly d’Anne Hébert – excellent en passant – m’a donné envie de me replonger dans l’univers complexe de Nelly. Une auteure fascinante, une Nelly flamboyante, une Isabelle que j’aurais prise dans mes bras. Isabelle, ce prénom que peu de gens connaissaient mais qui était pourtant le sien. Cette identité qu’elle cachait derrière le pseudonyme de Nelly, cette auteure qui maîtrisait l’autofiction comme pas une. Je n’ai jamais su distinguer le vrai du faux dans ses textes. Ça la rendait unique.

Chère Arlette de Arlette Cousture

Chère Arlette : vous, vos personnages, m’avez tellement manqué ! Je dois vous avouer que pour moi, Émilie Bordeleau porte les traits de Marina Orsini et Ovila Pronovost, ceux de Roy Dupuis. J’avais à peine huit ans en 1990, lorsque vos romans ont été portés au petit écran. C’est donc à travers le téléviseur de mes parents que j’ai découvert les peines, les joies, les drames de vos personnages.

Comme chiens et chats – Recueil de Nouvelles

Comme chiens et chats : Une lecture tellement agréable. J’ai passé un beau moment de lecture avec les six auteurs du recueil de nouvelles Comme chiens et chats. J’ai commencé ma lecture en riant, j’ai versé quelques larmes également. L’émotion, l’inattendu, c’est ce dont je m’attends d’un recueil de nouvelles, donc je suis satisfaite.