Éli : Comprendre la dépression à l’adolescence de Stéphanie Deslauriers

J’ai particulière apprécié ce livre écrit sous la forme d’un blogue. La narratrice, une adolescente de 15 ans, se prénomme Éli. Elle se confie sans tabou au sujet de sa dépression et des impacts de cette dernière sur son quotidien. L’auteure et psychoéducatrice Stéphanie Deslauriers a su marier le récit de l’adolescente aux ressources pertinentes afin de bien outiller le lecteur.

Guide d’entraînement pour apprivoiser son lion par Marianne Dufour

J’ai un petit lion à la maison. Il a du caractère, un TDAH et une sœur aînée autiste et une sœur cadette de trois ans. Pourquoi je parle de ses sœurs ? Parce qu’être l’enfant du milieu n’est pas toujours simple et, oui, sa sœur et ses besoins demandent du temps, de l’énergie et de l’attention de ma part. Mon petit lion de six ans est très serviable, très allumé et débrouillard, il a beaucoup de points communs avec Savanah dans le Guide d’entraînement pour apprivoiser son lion. Un livre particulièrement intéressant à lire avec son enfant, dans lequel un lion sommeille et se réveille par moment. De belles pistes d’interventions sont réservées aux parents par la suite.

Quelque part entre toi et moi de Annie Quintin

C’est avec beaucoup d’enthousiasme et d’attentes, je l’avoue, que j’ai retrouvé la plume d’Annie Quintin. Et ça, c’est un couteau à double tranchant avec moi ! Quand je tombe sous le charme d’un auteur, je serai une lectrice fidèle, mais quand la barre est haute, il m’est arrivé d’être déçue. C’est ce qui s’est passé avec Le rouge vif de la rhubarbe de l’auteure Auður Ava Ólafsdóttir qui m’avait toujours conquise, mais cette fois j’ai eu peine à terminer son roman tellement ma déception était grande. Les précédents romans d’Annie, Cher trous de cul et Désespérée s’abstenir, tous les deux édités chez VLB éditeur, m’avaient permis de passer un beau moment de lecture, donc j’attendais ce nouveau roman avec impatience ! Son dernier livre remontait à 2013.  J’ai vieilli, elle aussi. Est-ce que ce serait le cas de ces personnages ? Quel serait le sujet principal ? Bien sûr, je me doutais que ça parlerait d’amour, mais comment ?

L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur

Le conte, L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur, m’a permis de partager un beau moment de lecture avec mon fils Justin qui a 6 ans. De belles illustrations accompagnent une histoire riche en émotions, mais bien dosées. L’histoire qui se déroule dans un camp de réfugiés met à l’avant-plan l’espoir, la générosité et la résilience. Celle du vieux Mayi est impressionnante. Je dois avouer que son parcours m’a touchée, ébranlée. De son côté, mon fils m’a beaucoup questionné sur la guerre, les gens qui la subissent.

Péter sa coche : Journal d’une vie sauvée de Matthieu Bonin

Dès la fin de l’introduction du livre de Matthieu Bonin, je savais que j’allais apprécier ma lecture. Matthieu que je ne connaissais pas, malgré sa grande popularité sur les réseaux sociaux. Par contre, quand j’ai vu passer la couverture de son livre sur mon fil Facebook, le titre m’a accrochée. Péter sa coche, je me doutais que c’était en lien avec la santé mentale. La description sur le site Les libraires m’a intriguée, donc je me suis laissée tenter.

Mon projet bonheur de Christine Michaud

L’été dernier, j’ai entrepris de faire un grand ménage dans ma vie. J’étais fatiguée, pour ne pas dire épuisée. Mon corps m’envoyait des messages clairs depuis un bon moment mais je n’avais pas le temps. C’est l’excuse que j’avais trouvée. Le ménage que je souhaitais entreprendre était plutôt chaotique car ma vie était tellement embourbée, je m’étais tellement perdue dans mes obligations familiales, que je me cherchais au travers de tout ça. J’étais très impliquée dans une cause qui me pesait de plus en plus en raison de l’intensité des divergences d’opinions, du manque d’ouverture, ce qui avait pour effet de fermer le dialogue et de rendre une issue favorable improbable. Ça me pesait et me décourageait. Comme d’autres l’avaient fait avant moi, j’allais passer à autre chose et voir simplement à mes affaires. C’était la seule solution viable dans une telle situation. Plus simple à dire qu’à faire, je l’avoue.

Moi aussi j’aime les hommes de Alain Labonté et Simon Boulerice

Dès les premières pages, ce livre m’a prise en otage. Cette correspondance passionnante entre les deux auteurs a capté mon intérêt jusqu’à la fin. J’ai souri, j’ai été émue aussi. La transparence des deux auteurs qui se racontent, qui se confient, est enivrante. Ils livrent des passages de leur adolescence, entre autre sur l’intimidation, des rencontres entre adultes, avec qui ils partagent leurs plaisirs, parfois moins. Ils échangent sur divers sujets d’actualité et nous sommes les espions, ceux qui ont accès à cette correspondance entre deux amis issus de deux générations différentes. Les deux plumes se marient bien, on se laisse porter par leur récit respectif.

Carnet d’un imposteur de Hugo Horiot

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier livre de Hugo Horiot, L’empereur, c’est moi. Ce livre était décrit comme un récit, pourtant j’avais l’impression de lire de la science-fiction. Bien sûr, on me rappelait que c’était la vision d’une personne ayant reçu un diagnostic d’Asperger. Cependant, dans les faits, Hugo Horiot n’a jamais reçu de diagnostic. C’est le roman de sa mère, ainsi qu’une vidéo de quelques minutes tournée par un ami, lorsqu’il était adolescent, qui lui sert de diagnostic. J’ai beaucoup de difficulté avec l’autodiagnostic. Le syndrome d’Asperger est complexe et est fréquemment confondu avec d’autres diagnostics.

Guide à l’intention des familles de la Fédération québécoise de l’autisme

Ce guide, je l’espérais depuis longtemps. Pas simplement pour moi, mais également pour les parents qui reçoivent chaque semaine un diagnostic de Trouble spectre de l’autisme pour leur enfant. Des guides sur l’autisme, il y en a des dizaines. Règle générale, ils sont écrits par des professionnels en santé mentale et traitent de théories spécifiques. Sinon, dans l'autre extrême, l’auteure, souvent un parent, transmet ses croyances, ses préférences et son expérience personnelle. Des livres de ce genre, j’en ai lus beaucoup et habituellement, ils sont très volumineux.

TPL : Les filles sont-elles folles ? de Carolane et Josiane Stratis

Les tabous, la santé mentale sont mes sujets littéraires préférés. J’aime les histoires qui ne se racontent pas, ces confidences que l’on n’oublie jamais. L’envers du décor des gens, ce qu’ils étaient avant, ce qui explique ce qu’ils sont maintenant. C’est dans cette facette, ces secrets, que j’ai plongé dans le livre Ton petit look II : Les filles sont-elles folles ? de Carolane et Josiane Stratis. J’ai compris tant de choses, je les aime encore plus. Puisque je suis l’une des chroniqueuses de leur blogue Ton petit look Moms depuis plus d’un an, je les connaissais déjà, mais pas comme ça. J’ai compris le pourquoi de certains commentaires, de leurs réactions sur certains sujets sur lesquels nous avons échangés depuis que je blogue pour elles.