Avec un grand A – Jeannette Bertrand

Description de l’éditeur :

« Je me sens pris à la gorge, étouffé, par la culpabilité. J’étais malheureux parce que je ne savais pas qui j’étais, maintenant que je le sais, c’est pire. »

Ariane et Simon, quarante ans, vivent en banlieue avec leurs deux enfants et ils ont tout pour être heureux. L’arrivée de Larry fera basculer la petite vie bien rangée de Simon et de ses proches. Comment réagira Ariane devant l’infidélité de son mari, elle, si amoureuse de lui depuis quinze ans?

Tout comme elle l’avait fait pour sa série de dramatiques L’Amour avec un grand A, Janette Bertrand affronte les tabous et ose en parler. C’est une histoire moderne et audacieuse, du Janette Bertrand tout craché !

Ma critique :

Jeannette Bertrand. Une dame de cœur, de tête, un modèle pour plus d’une génération de femmes. Je suis de celles qui admirent sa façon d’aborder les tabous. D’aussi loin que je me souvienne, ces derniers ne lui ont jamais fait peur.
Lors du début de la diffusion de L’amour avec un grand A, j’étais trop jeune pour en faire l’écoute mais je me souviens de quelques épisodes car lorsque ma mère écoutait son «programme», je me couchais sur ses cuisses, elle me flattait les cheveux et je faisais semblant de dormir… J’ai vu des choses qu’une enfant si jeune ne doit pas voir mais je vous rassure, je n’en garde aucun traumatisme. Au contraire, je crois que ça m’a servie, bien souvent.  Pour ces raisons, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai accueilli le nouveau roman de Mme Bertrand : Avec un grand A.

On m’avait fait le commentaire que 40 ans pour le couple Simon et Ariane, c’était peut-être jeune, que 45 ans et plus leur aurait mieux convenu. Que les gens de la génération qui a actuellement 40 ans se sont découverts sexuellement, plus jeunes. Que l’on ne se mariait plus vraiment par obligation parce qu’un enfant est en route, il y a quinze ans. En effet, j’ai fait ce constat, mais des «hors normes» génération il y en a et, parfois, les aspirations d’une personne sont si fortes qu’elles mettent en veilleuse ses désirs les plus intimes et ce, toute génération confondue. Par contre, ce que l’on met en veilleuse finit toujours par resurgir… C’est la perception que j’ai de Simon, le personnage au cœur du roman. Le profil psychologique de chacun des  personnages est très intéressant, bien ficelé. Cette histoire, j’y croyais car je connais personnellement un homme qui a vécu tardivement la découverte de sa bisexualité et plusieurs des points qu’il m’a confiés se retrouvent dans le roman de Mme Bertrand. Il y a de belles révélations dans ce livre. Pas seulement au sujet de la bisexualité. L’éveil du personnage qui se prénomme Clément est bien pensé.

Personnellement, lorsqu’un roman me transmet une leçon, je considère que c’est un excellent livre. C’est le cas d’Avec un grand A publié chez Libre Expression. Ce livre m’a suivie dans toute la maison : j’ai préparé le souper avec ce dernier dans les mains, il m’a accompagnée dans mon bain… Je l’ai lu d’un trait, tout en m’occupant des enfants. Je voulais savoir la fin! Lorsque j’ai lu les dernières lignes, j’avais les larmes aux yeux. La fin surprend, c’est du grand Jeannette Bertrand.

Ce livre est disponible sur le site internet des libraires indépendants du Québec. 

 

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