Carnet d’un imposteur de Hugo Horiot

Description de l’éditeur :

«Tromper les autres pour qu’ils ne vous tuent pas. Ainsi va ma vie.» Dans L’empereur, c’est moi, consacré à ses années enfermé dans l’autisme, Hugo Horiot raconte comment il est parvenu à se libérer de sa prison intérieure. Dans ce second livre, il évoque l’après: sa vie d’adulte, de comédien, de père. Avec le style lapidaire qu’on lui connaît, il ébauche des réponses à ces questions: Comment être un bon père quand on a détesté être petit? Comment composer avec la réalité quand on ne la comprend pas? Comment être un adulte fonctionnel quand notre enfance continue de nous hanter? Ses réflexions sont crues, parfois violentes, mais toujours vraies. Un témoignage vibrant d’intensité sur la vie d’un ancien autiste telle qu’elle est aujourd’hui, sans fard ni artifices.

Ma critique :

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier livre de Hugo Horiot, L’empereur, c’est moi. Ce livre était décrit comme un récit, pourtant j’avais l’impression de lire de la science-fiction. Bien sûr, on me rappelait que c’était la vision d’une personne ayant reçu un diagnostic d’Asperger. Cependant, dans les faits, Hugo Horiot n’a jamais reçu de diagnostic. C’est le roman de sa mère, ainsi qu’une vidéo de quelques minutes tournée par un ami, lorsqu’il était adolescent, qui lui sert de diagnostic.

J’ai beaucoup de difficulté avec l’autodiagnostic. Le syndrome d’Asperger est complexe et est fréquemment confondu avec d’autres diagnostics. Une investigation sérieuse, faite par des professionnels reconnus est donc, à mon sens, indispensable pour s’afficher comme tel. Je croyais sincèrement que suite aux questionnements qu’avait soulevés l’absence d’un diagnostic professionnel à la sortie de son premier livre, Monsieur Horiot irait en investigation. Il relate, dans le chapitre ayant pour titre L’imposteur, toutes les accusations qu’il a reçues en raison de l’absence de cette preuve de son syndrome d’Asperger.

Personnellement, je considère la plume de Hugo Horiot comme très intéressante. Un roman de sa part serait sans aucun doute fascinant. Par contre, pour ce qui est de ses deux récits, je dois avouer que certains passages me laissent perplexe. Si je lis ses livres comme des romans, je trouve le tout intéressant. Si je me réfère à la description et je m’oblige à plonger dans un récit d’un adulte Asperger, j’ai un malaise.

Pour les parents ou autres lecteurs qui souhaitent lire une personne Asperger je réfère d’avantage le livre de Marie-Josée Cordeau, Derrière le mur de verre aux éditions Cornac, que les livres de Hugo Horiot qui, à mon sens, serait un excellent romancier et non une référence systématique, puisque le doute plane toujours en raison de l’absence de son diagnostic.

Vous souhaitez lire ce livre ? Veuillez cliquer sur l’image pour le commander :

st-therese

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s