Péter sa coche : Journal d’une vie sauvée de Matthieu Bonin

Dès la fin de l’introduction du livre de Matthieu Bonin, je savais que j’allais apprécier ma lecture. Matthieu que je ne connaissais pas, malgré sa grande popularité sur les réseaux sociaux. Par contre, quand j’ai vu passer la couverture de son livre sur mon fil Facebook, le titre m’a accrochée. Péter sa coche, je me doutais que c’était en lien avec la santé mentale. La description sur le site Les libraires m’a intriguée, donc je me suis laissée tenter.

Mon projet bonheur de Christine Michaud

L’été dernier, j’ai entrepris de faire un grand ménage dans ma vie. J’étais fatiguée, pour ne pas dire épuisée. Mon corps m’envoyait des messages clairs depuis un bon moment mais je n’avais pas le temps. C’est l’excuse que j’avais trouvée. Le ménage que je souhaitais entreprendre était plutôt chaotique car ma vie était tellement embourbée, je m’étais tellement perdue dans mes obligations familiales, que je me cherchais au travers de tout ça. J’étais très impliquée dans une cause qui me pesait de plus en plus en raison de l’intensité des divergences d’opinions, du manque d’ouverture, ce qui avait pour effet de fermer le dialogue et de rendre une issue favorable improbable. Ça me pesait et me décourageait. Comme d’autres l’avaient fait avant moi, j’allais passer à autre chose et voir simplement à mes affaires. C’était la seule solution viable dans une telle situation. Plus simple à dire qu’à faire, je l’avoue.

Moi aussi j’aime les hommes de Alain Labonté et Simon Boulerice

Dès les premières pages, ce livre m’a prise en otage. Cette correspondance passionnante entre les deux auteurs a capté mon intérêt jusqu’à la fin. J’ai souri, j’ai été émue aussi. La transparence des deux auteurs qui se racontent, qui se confient, est enivrante. Ils livrent des passages de leur adolescence, entre autre sur l’intimidation, des rencontres entre adultes, avec qui ils partagent leurs plaisirs, parfois moins. Ils échangent sur divers sujets d’actualité et nous sommes les espions, ceux qui ont accès à cette correspondance entre deux amis issus de deux générations différentes. Les deux plumes se marient bien, on se laisse porter par leur récit respectif.

Carnet d’un imposteur de Hugo Horiot

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier livre de Hugo Horiot, L’empereur, c’est moi. Ce livre était décrit comme un récit, pourtant j’avais l’impression de lire de la science-fiction. Bien sûr, on me rappelait que c’était la vision d’une personne ayant reçu un diagnostic d’Asperger. Cependant, dans les faits, Hugo Horiot n’a jamais reçu de diagnostic. C’est le roman de sa mère, ainsi qu’une vidéo de quelques minutes tournée par un ami, lorsqu’il était adolescent, qui lui sert de diagnostic. J’ai beaucoup de difficulté avec l’autodiagnostic. Le syndrome d’Asperger est complexe et est fréquemment confondu avec d’autres diagnostics.