Je veux une maison faite de sorties de secours sous la direction de Claudia Larochelle

La description de l’éditeur :

Nelly Arcan s’est ôté la vie à Montréal le 24 septembre 2009. Elle a laissé derrière elle une œuvre d’une rare puissance, reconnue et traduite à travers le monde. Autour de réflexions intimes adressées à son amie, Claudia Larochelle a rassemblé des textes d’artistes, de journalistes, de proches pour qui les mots de Nelly Arcan ont eu et ont toujours une résonance particulière. Hommage à une figure marquante de la littérature québécoise contemporaine dont la voix lucide et acérée a marqué tous ceux qui ont su l’entendre, ce livre est aussi un cri d’amour lancé par-delà l’absence à une femme émouvante et entière.

Ma critique :

Je suis très admirative de l’œuvre de Nelly Arcan. J’ai même fait une relecture complète de ses livres l’an dernier. L’annonce de la sortie du film Nelly d’Anne Hébert – excellent en passant – m’a donné envie de me replonger dans l’univers complexe de Nelly.

Une auteure fascinante, une Nelly flamboyante, une Isabelle que j’aurais prise dans mes bras. Isabelle, ce prénom que peu de gens connaissaient mais qui était pourtant le sien. Cette identité qu’elle cachait derrière le pseudonyme de Nelly, cette auteure qui maîtrisait l’autofiction comme pas une. Je n’ai jamais su distinguer le vrai du faux dans ses textes. Ça la rendait unique.

Des auteurs nous quittent chaque année mais je dois avouer que son départ m’a laissé un vide. Un sentiment que jamais je ne saurais ce qui en était d’elle, de sa vie. Je me disais qu’au fond ça lui appartenait, mais je dois avouer que j’étais très heureuse qu’un livre contenant des réflexions sur la vie et l’œuvre de Nelly Arcan soit édité.

Lorsque j’ai ouvert le livre Je veux une maison faites de sortie de secours, sous la direction de Claudia Larochelle, j’ai aperçu ce dessin de cette petite fenêtre. Je me suis dit que ce livre serait probablement, en effet, une fenêtre dans la vie de Nelly.

Cette image représente à merveille cet ouvrage où j’ai appris certains faits que j’ignorais, mais ces derniers sont dévoilés avec respect sans donner dans le voyeurisme. En tant que lectrice, je n’avais pas à en savoir plus que ça. Ce livre m’a expliqué des choses, sans trop m’en dire. Durant ma lecture j’ai souri, j’ai pleuré aussi, mais j’ai surtout refermé ce livre avec ce sentiment d’avoir bouclé la boucle.

Dans Je veux une maison faites de sorties de secours, les proches amis, collaborateurs, admirateurs ou membres de la famille de Nelly m’ont en effet ouvert une fenêtre sur la vie de cette dernière, sur leur vision d’elle, et c’est cette diversité que j’ai particulièrement appréciée.

Un incontournable si vous avez apprécié l’œuvre de Nelly Arcan et que vous souhaitez replonger dans son univers une dernière fois, même si elle n’est plus là.

Vous souhaitez lire ce livre ? Veuillez cliquer sur l’image pour le commander :

st-therese

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