Prague de Maude Veilleux

J’aime les tabous, le hors norme. Quand il y a une touche de détresse, un manque de stabilité émotive, j’adore. J’aime les histoires compliquées, les personnages qui se mettent dans le trouble, qui se promènent sur le bord de la rivière, qui tombent dedans. Nelly Arcan me manquera toujours pour cette raison-là! Pour toutes ces raisons, ce livre m’a conquise très rapidement. Les personnages particuliers, la narratrice surprenante.

Le club des joyeuses divorcées de Évelyne Gauthier

Je résumerais le petit dernier de Evelyne Gauthier comme un vrai bon roman. Non seulement pour l’histoire, mais pour la plume. Ce que je reproche généralement aux «romans féminins» est le manque de style de l’auteure. Ce n’est pas le cas du livre Le club des joyeuses divorcées. De plus, j’aurai bientôt trente-cinq ans, j’ai été une grande adepte des livres de type «chick lit», mais je me laisse moins tenter par ce style maintenant car j’ai souvent l’impression que ça tourne en rond, que c’est du pareil au même. Encore une fois, Evelyne Gauthier se démarque avec ses personnages plus matures, une histoire qui se tient et qui est captivante jusqu’à la fin.

Je veux une maison faite de sorties de secours sous la direction de Claudia Larochelle

Je suis très admirative de l’œuvre de Nelly Arcan. J’ai même fait une relecture complète de ses livres l’an dernier. L’annonce de la sortie du film Nelly d’Anne Hébert – excellent en passant – m’a donné envie de me replonger dans l’univers complexe de Nelly. Une auteure fascinante, une Nelly flamboyante, une Isabelle que j’aurais prise dans mes bras. Isabelle, ce prénom que peu de gens connaissaient mais qui était pourtant le sien. Cette identité qu’elle cachait derrière le pseudonyme de Nelly, cette auteure qui maîtrisait l’autofiction comme pas une. Je n’ai jamais su distinguer le vrai du faux dans ses textes. Ça la rendait unique.

Putain de Nelly Arcan

La sortie  du film Nelly, inspiré de la vie de l’auteure Nelly Arcan, m’a donné envie de faire une relecture de ses livres. Elle m’a fait sourire quand, en relisant Folle, je suis tombée sur ce passage où elle affirme que la majorité des gens n’ont pas terminé son premier livre Putain. Elle avait raison, je ne l’avais pas fini la première fois. Trop immature, pas suffisamment de vécu, j’avais dévoré Folle mais Putain, je ne l’avais pas terminé.