Folle de Nelly Arcan

Résumé de l’éditeur :

Le détail des derniers moments d’une liaison amoureuse particulièrement catastrophique. A Montréal, dans le quartier du Plateau Mont-Royal, celui des bars de nuit, la narratrice s’éprend d’un garçon malade de cybersexe, consommateur de sites pornographiques et de coke, jaloux et funèbre. Par l’auteur de Putain.

Ma critique :

Relire Nelly Arcan, c’est réaliser que nous avons perdu une auteure de grand talent. Un talent qui laisse sans mot, qui ne se décrit pas réellement. L’émotion, les tabous, le style, la difficulté de lâcher, d’aller se coucher, voilà ce dont je me souvenais d’elle. La beauté de la relecture, c’est que le temps et le vécu ont fait leur œuvre. Notre vision de la vie est différente puisque nous avons traversé de nouvelles épreuves et gagné de nouveaux combats. Notre compréhension d’un récit, d’un roman ou même d’un poème n’a plus nécessairement la même signification. Folle, ce livre sans tabou de Nelly Arcan, est un bel exemple de ces livres que, plus nous avançons dans la vie, plus ils nous révèlent des choses. Entre les lignes, il y a tant de détails qui nous ont échappé lors de la première lecture. Si certains livres sont de grandes déceptions à la relecture, d’autres nous procurent autant d’émotions que la première fois, même plus encore.

Cette histoire et peine d’amour, qu’elle nous relate dans le détail, dans ce livre qui se veut une lettre adressée à son ex, est le cri de désespoir le plus intense que j’aie lu ! Mais qui d’autre que Nelly savait mettre la totale, sans détour, sans tabou ? Cette intensité lui était propre et cette dernière faisait mal à lire, mais du bien en même temps. Elle allait loin dans ses vérités en accrochant, au passage, celles que nous ne voulions pas nous avouer.

Folle est un livre rempli de vulnérabilité, de vérité, sans détour, décrivant un parcours amoureux unique et commun à la fois. Commun pour cette intensité qui ne fait que passer chez trop de couples, mais unique pour les particularités des deux amoureux. Deux êtres qui s’aimaient mal. Lorsque les gens se rappellent Nelly, ils citent son premier livre, Putain. Personnellement, Folle est, et demeurera, le livre qui me rappelle l’auteure indescriptible qu’elle était.

Nelly s’est donnée la mort en septembre 2009. Le matin où je donnais naissance à mon premier enfant, je demandais à mon conjoint de m’apporter le journal pour le garder en souvenir. C’était le 26 septembre 2009. En première page, j’apprenais la mort de Nelly Arcan. J’ai été profondément bouleversée de cette nouvelle et c’est probablement ce qui explique qu’il m’aura fallu sept ans avant de relire Folle. Ce livre si fort en émotion et criant de vérité, qu’une auteure indescriptible a écrit avant de nous quitter, trop tôt, nous laissant sans mot. Folle de Nelly Arcan, un incontournable, tout simplement.

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st-therese

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