Chère Arlette de Arlette Cousture

Résumé de l‘éditeur

« Quelle ne fut pas ma surprise de me voir personnage dans un de vos livres, un peu comme Pinocchio était apparu dans un texte de Carlo Collodi ! Tout fictif que je sois, vous m’avez donné une vie, un souffle et un cœur, et c’est bien parce que vous m’avez créé que je m’octroie le droit de vous en remercier tout en vous maudissant. » Henri Douville

Trente ans. Incroyable. Il y a plus de trente ans, je travaillais à un livre qui s’est révélé exutoire, loisir et paratonnerre contre les aléas de la vie. Les fins de semaine, les soirs où je n’avais pas de cours, les vacances… tout le temps. Loisir à plein temps envers et contre tout, malgré la défaillance de ce corps qui m’avait pourtant si bien servi.

Je me suis donc demandé comment il m’était possible de remercier un livre. J’y ai pensé pendant près d’un an.

Encore une fois, ce sont mes personnages qui m’ont inspirée. Sans se concerter d’aucune façon, ils m’ont écrit, qui pour me dire son bonheur, qui pour me parler de sa mort trop hâtive, qui pour me vilipender.

Dix lettres inattendues, étonnantes. Émilie, Napoléon, Ovila, Blanche, Douville, Côme… Oh, le bonheur de les retrouver, autrement, différents et ailleurs.

Arlette Cousture

Ma critique :

Chère Arlette : vous, vos personnages, m’avez tellement manqué !

Je dois vous avouer que pour moi, Émilie Bordeleau porte les traits de Marina Orsini et Ovila Pronovost, ceux de Roy Dupuis. J’avais à peine huit ans en 1990, lorsque vos romans ont été portés au petit écran. C’est donc à travers le téléviseur de mes parents que j’ai découvert les peines, les joies, les drames de vos personnages. Je me souviens que ma mère me trouvait beaucoup trop jeune pour la maturité de la série. Je longeais, sur mes petits coudes, le corridor qui menait au salon où je m’assoupissais, malgré mon combat pour ne pas m’endormir. Étaient-ce les décors, les costumes, les chevaux, qui fascinaient la petite fille que j’étais ? Peut-être l’amour ? Je ne sais trop. Chose certaine j’étais envoûtée par cette série au point de me cacher pour l’écouter ! Ce n’était pas de mon âge pourtant. Je me souviens d’avoir pleuré les fois où je me suis fait prendre. Ces soirs où je réussissais a déjoué la vigilance de ma mère, trop concentrée à suivre vos personnages, mon père, qui me trouvait endormie, me prenait dans ses bras et me reconduisait dans mon lit. Je me réveillais au matin, désolée d’avoir manqué la fin.

C’est une fois adolescente que j’ai pu lire vos romans et savourer la finesse de votre écriture. J’ai lu des livres jeunesse avant vous, mais je dois dire que vous êtes ma première auteure, celle que l’on n’oublie jamais. Voilà pourquoi lire ces lettres que les personnages vous ont adressées fut un réel bonheur. Vous savez quoi ? Le mot bonheur est faible ! C’était magique, extraordinaire !

Émilie, belle et forte Émilie. Cette femme de cœur et de tête qui, je crois, m’a inspiré à quelques moments dans ma vie. Henry Douville, que je trouvais achalant, mais tellement aimant. Il l’aurait bien aimé son Émilie, mais comme plusieurs, je souhaitais la passion pour elle et non pas la sécurité. Peut-être avais-je tort ? L’adolescente que j’étais, lors de la lecture de vos romans, était persuadée que la passion devait primer, mais la femme que je suis aujourd’hui, a appris au fil des années, que la sécurité a aussi du bon. Parfois, c’est même aussi bon que la passion. Parlant de passion, Ovila, cet homme des bois, cet amoureux que j’ai tellement aimé détester. Pourtant, je pense que quelque part, son indépendance me séduisait, mais pas suffisamment pour que je lui pardonne d’avoir abandonné Émilie et les enfants. Des enfants comme Blanche, on n’abandonne pas ça ! Même si elle a su tirer son épingle du jeu pour devenir une femme admirable, qui a si souvent repoussé les limites , je lui aurais souhaité une enfance plus douce. Tout comme cette petite Charlotte, petite fille malade, qui s’est éteinte en nous laissant tous une fissure au cœur. Encore aujourd’hui, ce nom me rappelle cette fillette aux traits de Jessica Barker, si douce, si frêle, trop jeune pour mourir. Lire cet enfant de nouveau était beau et touchant. Tout comme ce fut le cas pour Marie-Louise, cette amie de Blanche, Napoléon, beau et séduisant Napoléon, mais également pour ces personnages qui pour moi, n’ont pas encore de visages, puisque jamais incarnés sur nos écrans. Par contre, je vous confirme que j’ai aimé ces derniers autant que les premiers de la série qui, eux, avaient déjà un visage, une voix. Leurs mots, leurs versions de l’histoire, m’ont fait sourire et m’ont permis de me remémorer de si beaux souvenirs.

Mon imagination, vos mots ont permis de faire revivre ces personnages aux traits de Marina Orsini, Roy Dupuis, Pascale Bussières, Patrice L’Écuyer, Jessica Barker, Pascale Montpetit, Jacques Lussier et David La Haye. Je dois vous avouer que plus que jamais, suite à cette lecture, j’espère ce jour où je pourrai m’asseoir dans mon salon et faire connaissance avec ces personnages ; la charmante Élyse et de son Côme, lui que je me plairai à détester, autant que je l’ai fait lors de ma lecture. Sait-on jamais ? Peut-être que je devrai aller reconduire ma fille dans son lit, parce qu’elle aura rampé elle aussi, pendant que vos personnages m’auront envoûtée, comme ils le faisaient jadis avec ma mère ? Bien à vous Arlette, merci pour ce doux moment de lecture.

Nadia

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