Déterrer les os de Fanie Demeule

Coup de cœur! Voilà comment j’ai résumé ce roman sur mes réseaux sociaux. Ce n’est pas la première fois que je suis convaincue par un livre qui aborde le sujet des troubles alimentaires, mais que ce thème soit bien couvert en si peu de pages, c'est impressionnant. Il y a l’accent sur le corps, tout ce qui vient avec. Les conséquences y sont claires.

Hiroshimoi de Véronique Grenier

Peu de mots, peu de pages, mais tout est dit. La narratrice relate une histoire d’amour où elle est la deuxième femme. Celle qui est dans l’ombre, celle que l’homme n’assume pas, pour qui il ne quitte pas celle qui est encore l’officielle dans sa vie. C’est le rationnel et l’amour qui s’entrechoquent dans ces pages. C’est beau, c’est doux, mais en un instant, l’absence laisse place au vide, à la souffrance.

Qui s’occupe du souper ? de Nathalie Collard

J’ai hésité avant de lire Qui s’occupe du souper ? car, règle générale, dans les ouvrages qui parlent de la parentalité québécoise, je me sens en marge, comme si ma réalité familiale n’existait pas. Elle est rarement abordée, plus souvent cachée. Je suis de ces mères dont on parle peu. Celle qui avait une carrière qu’elle aimait, mais qu’elle a quittée par la force des choses. L’enfant handicapée que j’ai mise au monde et ses besoins ont été plus forts que mes bases féministes, carriéristes. Je suis devenue maman à la maison, non pas par choix mais par obligation. C’était ça ou le placement. J’ai choisi de tout abandonner et de me dévouer sans reconnaissance, ou presque. J’ai donné une chance au livre de Nathalie Collard parce que j’avais apprécié celui qu’elle avait coécrit avec le pédiatre Jean-François Chicoine, Le bébé et l’eau du bain. Je n’ai pas été déçue.

Derrière le mur de verre de Marie-Josée Cordeau

L’autisme a pris beaucoup de place dans ma vie dans les cinq dernières années. J’exagérerais à peine en disant que le Trouble Spectre de l’Autisme de ma fille a pris toute la place. J’ai multiplié les lectures scientifiques et les témoignages. Je cherchais de l’information, du réconfort, de l’espoir. J’ai trouvé de tout, mais rarement ce que je cherchais. Les guides souhaitaient me dicter une façon de faire, les témoignages m’ont fait rire et pleurer et l’espoir a souvent été de courte durée. Rapidement, je réalisais que ce qui m’était proposé comme solution n’en était pas une. En fait, ça ne s’appliquait jamais totalement, car chaque enfant autiste est unique, différent.

Folle de Nelly Arcan

Relire Nelly Arcan, c'est réaliser que nous avons perdu une auteure de grand talent. Un talent qui laisse sans mot, qui ne se décrit pas réellement. L'émotion, les tabous, le style, la difficulté de lâcher, d'aller se coucher, voilà ce dont je me souvenais d’elle. La beauté de la relecture, c’est que le temps et le vécu ont fait leur œuvre. Notre vision de la vie est différente puisque nous avons traversé de nouvelles épreuves et gagné de nouveaux combats.

Ton Petit Look de Carolane et Josiane Stratis

Ce livre, il est beau. Visuellement il est magnifique, mais au-delà de sa couverture et la qualité de ses illustrations, il est beau. Il est beau parce qu’il est simple, accessible et vrai. Il démystifie des sujets que nous ne sommes pas toujours à l’aise d’aborder avec nos parents ou nos amis lorsque nous sommes de jeunes femmes.

Danse pour moi de Marjorie D. Lafond

Une amie m’a mise au défi de lire ce livre, mais je dois dire que j’ai tardé. Je n'étais pas vendue d’avance, mais elle affirmait que c’était bien écrit, intéressant, léger, que ça me changerait les idées. Dans ce genre, j’avais seulement lu la trilogie Les cinquante nuances de Grey. Le genre de trio que j’ai acheté à 21h à la pharmacie du coin parce que je n’assumais pas ce choix chez mon libraire. Danse pour moi de Marjorie D. Lafond, je l’ai acheté chez mon libraire. Je l’ai assumé, cet achat, et je n’ai pas de regret.

Chère Arlette de Arlette Cousture

Chère Arlette : vous, vos personnages, m’avez tellement manqué ! Je dois vous avouer que pour moi, Émilie Bordeleau porte les traits de Marina Orsini et Ovila Pronovost, ceux de Roy Dupuis. J’avais à peine huit ans en 1990, lorsque vos romans ont été portés au petit écran. C’est donc à travers le téléviseur de mes parents que j’ai découvert les peines, les joies, les drames de vos personnages.