Comme chiens et chats – Recueil de Nouvelles

Résumé de l’éditeur

La vie offre toutes sortes d’inspirations : la nature, le sexe, l’amour, la beauté, la bouffe, tiens, même la laideur… Mais pour ceux qui, comme les six auteurs québécois réunis le temps de ce recueil, sont fous des chiens ou des chats, leur compagnon à quatre pattes se révèle une source intarissable de joie, d’anecdotes savoureuses et d’idées de fiction. Comme chiens et chats propose des nouvelles drolatiques ou dramatiques, ludiques ou très noires, nostalgiques de temps révolus ou résolument tournées vers l’avenir. Des récits aux antipodes les uns des autres, avec, comme point de départ, la passion du chien ou du chat.

Critique

Comme chiens et chats : Une lecture tellement agréable. J’ai passé un beau moment de lecture avec les six auteurs du recueil de nouvelles Comme chiens et chats. J’ai commencé ma lecture en riant, j’ai versé quelques larmes également. L’émotion, l’inattendu, c’est ce dont je m’attends d’un recueil de nouvelles, donc je suis satisfaite. Si j’avais à décrire ce recueil en un mot, ce serait : amour. L’amour dans tous les sens du terme. L’amour qui vient, qui part et sous bien des formes. Les six nouvelles révèlent une plume unique et, tel que le titre l’indique, tournent autour des chats et des chiens, mais nous sommes dans six univers différents, six émotions différentes.

En premier lieu, Samuel Larochelle m’a fait rire à plus d’une reprise. Sa nouvelle Le djihad félin du Petit Champlain m’a principalement rejoint parce que je suis asthmatique et allergique aux chats. Cette nouvelle, c’est le type de récit qui pourrait m’arriver. Malgré que ce soit une fiction, en tant que lecteur, j’ai embarqué tout de suite. Ce que j’aime des nouvelles, c’est que l’on ne se perd pas dans les détails. Dans le cas de Samuel, tout y est pour que nous puissions bien suivre l’action jusqu’à la chute, cette finale inattendue qui est tout simplement hilarante.

Quant à Michel Jean, sa nouvelle ayant pour titre Noir, m’a surprise. Je ne m’attendais pas a ce style d’écriture de la part de ce dernier. Nous sommes loin de l’univers, du vocabulaire du lecteur de nouvelle, du journaliste d’enquête. Encore une fois, j’ai souri, mais l’auteur m’a émue aussi. Sans tomber dans le mélodrame, on sent la douleur que vit ce jeune homme suite à sa séparation. Son chien est son point d’ancrage, du début à la fin, et c’est beau. Vraiment beau! Alors que sa vie lui glisse tout simplement sous les pieds en raison de sa peine d’amour, des impacts de cette dernière, son chien le ramène à son premier amour. C’est une belle leçon de vie, le retour à l’essentiel, à ce que nous sommes, nos passions sans artifice. C’est ce que je retiens de cette nouvelle.

Marie-Josée Turgeon, auteure d’Un goût de gâteau au chocolat, m’a totalement bouleversée. La solitude des personnes âgées est un sujet qui me touche beaucoup, mais également celle des enfants. Je dois avouer que cette nouvelle est allée jouer dans mes sentiments de mère. Passionnée par sa carrière, qui est probablement son exutoire, la maman de Rosalie est visiblement en quête d’équilibre entre ses aspirations, ses deuils et ses valeurs. On sent le besoin d’évasion de la mère de Rosalie suite au décès de son mari. Elle qui a probablement passé plusieurs années à son chevet avec le stress financier sur les épaules. On comprend le besoin d’évasion de la mère, la solitude de la petite Rosalie et la tendresse de Marguerite. Je dois dire que cette auteure m’a fascinée par sa capacité de transmettre autant de choses avec si peu de mots. Elle maîtrise visiblement l’art de la nouvelle. Et que dire de la chute, cette finale que je n’aurais jamais pu prévoir? La chute la plus forte du recueil, selon moi.

Johanne Seymour auteure de la nouvelle Comme un raisin sec, a écrit l’une des plus belles histoires de peine d’amour que j’aie lues. La description des sentiments est simple, mais tellement exacte. Cette auteure nous ramène à notre propre peine d’amour et à ces rendez-vous ridicules que nous nous imposons dans l’espoir de retrouver l’amour. Comme lecteur, j’y croyais, je reconnaissais ces sentiments, ces descriptions. Cette nouvelle est honnête, intime et exacte. La réflexion sur le bonheur, la dépression, le pouvoir et l’importance de l’amour envers soi-même est très touchante et amorce une réflexion sur l’importance que nous nous accordons. Bien qu’elle soit chargée en émotions, cette nouvelle est bien dosée et la finale est réconfortante. Une femme brisée par l’amour, qui craque pour l’amour de nouveau, c’est beau, c’est agréable, ça finit bien!

Florence Meney m’a également émue avec sa nouvelle Friture louisianaise. Un sujet délicat, lourd, qu’est la violence faite aux femmes et qui se déroule au bord d’un sombre marais m’a choquée par l’injustice de sa finale. Par contre, c’est le genre de chose qui peut malheureusement se produire. L’auteure s’est aventurée dans un sujet difficile qui ébranle le lecteur, mais bien écrit, bien dosé ; j’ai aimé !

La nouvelle Les Anges minous de Alain Labonté est la plus légère des six, selon moi, mais la morale que le personnage principal transmet à son filleul termine bien la nouvelle et le recueil.

Grâce au recueil de nouvelles Comme chiens et chats, publié chez Groupe Librex /Stanké, j’ai découvert des auteurs que je n’avais jamais lus et j’ai pris note de leurs ouvrages précédents. Je garde leurs noms en mémoire pour les prochains à venir également.

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st-therese

 

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